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jeudi 28 juin 2012

Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir


Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir (Star Wars, Episode IV: A New Hope) – plus connu sous le titre La Guerre des étoiles utilisé lors de sa sortie au cinéma – est un film de science-fiction réalisé par George Lucas et sorti en 1977.
« Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine....
Prologue
C'est une époque de guerre civile. À bord de vaisseaux spatiaux opérant à partir d'une base cachée, les Rebelles ont remporté leur première victoire sur le maléfique Empire galactique.
Au cours de la bataille, des espions rebelles ont réussi à dérober les plans secrets de l'arme absolue de l'Empire : l'Étoile de la mort, une station spatiale blindée dotée d'un armement assez puissant pour annihiler une planète tout entière.
Poursuivie par les sbires sinistres de l'Empire, la princesse Leia file vers sa base dans son vaisseau cosmique, porteuse des plans volés à l'ennemi qui pourront sauver son peuple et restaurer la liberté dans la galaxie...»1

Synopsis


Vue de Mos Esley (lieu de tournage: Tunisie).
Au-dessus de Tatooine, un destroyer stellaire de l'Empire galactique prend en chasse une corvette Corellienne, le Tantive IV, qu'il soupçonne d'espionnage. En effet, la princesse Leia, sénatrice d'Alderaan (ou Aldorande) au Sénat impérial, a réussi à voler les plans de l'Étoile Noire, une puissante station orbitale commandée par le sinistre Grand Moff Tarkin de la taille d'une lune possédant une arme capable de détruire une planète. La princesse se sentant perdue prend la décision de contacter Obi-Wan Kenobi, ancien chevalier Jedi, et décide de confier les plans à ses fidèles droïdes C-3PO (ou Z-6PO - traduction qui reste conflictuelle dans les autres médias) et R2-D2 (ou D2-R2 - traduction qui reste conflictuelle dans les autres médias).
Ces derniers s'échappent par une capsule de survie et se dirigent vers Tatooine. Une fois sur la planète, les deux droïdes sont capturés par des Jawas et emmenés dans le véhicule des petites créatures. Ils sont finalement vendus à un cultivateur d'humidité du nom de Owen LarsLuke Skywalker, le neveu d'Owen, s'occupe de réparer les deux droïdes et découvre incidemment le message de la princesse Leia. Le message est destiné à Obi-Wan Kenobi et Luke devine qu'il peut s'agir en fait du vieux Ben Kenobi qui vit en ermite non loin de Mos Eisley. Mais le soir venu, R2 s'échappe pour rejoindre Ben, et Luke part à sa recherche dès le lendemain matin. Le droïde localisé, le trio est attaqué par des pillards Tuskens et sont sauvés in extremis par Obi-Wan.
Une fois les présentations achevées, Ben décide de partir pour Alderaan, planète d'origine de la princesse pour donner les plans de l'Étoile Noire à Bail Organa, père de Leia, et de révéler à Luke ses dons pour la 'Force'. Volontairement, il ne révèle pas à Luke ses liens de parenté avec la princesse Leia et Dark Vador.
Mais, ce qu'ils ignorent, c'est que Dark Vador (Darth Vader) est à la recherche des droïdes. Les sbires de Vador qui sont remontés jusqu'à Luke attaquent les Lars et les tuent. Le jeune Skywalker décide de partir avec Ben à Mos Eisley pour trouver un pilote qui les emmènera à Alderaan. Ils font ensuite connaissance avec le contrebandier Han Solo et son acolyte le Wookie Chewbacca à la Cantina de Mos Eisley, qui acceptent de les emmener à bord du Faucon Millenium (ou Faucon Millénaire). En chemin, Luke fait ses premiers pas dans la Force, pouvoir universel auquel les Jedi sont réceptifs. Pendant que Luke fait des exercices, Obi-Wan sent soudainement à travers la Force un terrible évènement. Il a senti un violent génocide qui a du se produire en une fraction de seconde, mais personne ne pouvait deviner que cette trouble provenait d'Alderaan : sur ordre de Tarkin, la planète de Leia a été annihilée par l'Étoile Noire (et Bail Organa, le père de Leia à qui les passagers devaient donner les plans, se trouvait dessus lors de la destruction).
Han Solo (ou Yan Solo - traduction qui reste conflictuelle dans les autres médias), le pilote et son copilote, le Wookiee Chewbacca, alors qu'ils arrivent à destination, découvrent d'Alderaan un champ d'astéroïde à la place d'une planète. Ils se font repérer par un chasseur impérial qu'ils croient isolé et décident de le détruire. Mais leur vaisseau, le Faucon Millenium est capté par un rayon tracteur et ils se retrouvent alors piégés dans la station orbitale. Obi-Wan fait immédiatement le lien entre la destruction d'Alderaan, la trouble dans la Force qu'il a ressenti auparavant et l'Étoile Noire. L'équipage et les passagers du Faucon Millenium concluent qu'Alderaan a été pulvérisée par cette base sidérale.
Ben part donc désactiver le rayon tracteur tandis que Luke, Han et Chewie découvrent que la princesse Leia est retenue prisonnière dans la station et partent la délivrer. Une fois revenu près du Faucon le groupe s'enfuit et Luke assiste impuissant à la mort d'Obi-Wan par le sabre laser de son ancien Padawan, Vador. En réalité, il a disparu physiquement pour ne faire plus qu'un avec la Force en utilisant la technique de son ancien maître, Qui-Gon Jinn.
Bail Organa ayant été tué avec Alderaan, le groupe change de plan : se rendre à la base de l'Alliance rebelle. Il parvient à la rejoindre sur Yavin IV, à lui donner les plan de la station orbitale pour l'attaquer, avec l'aide des plans de R2-D2. Mais l'Étoile a suivi le Faucon Millenium et repéré la base rebelle qu'elle s'apprête à détruire. Heureusement, la base sidérale est arrivée du mauvais côté de la géante gazeuse Yavin et doit effectuer un déplacement de quelques minutes pour que Yavin IV soit à portée de feu. Ces quelques minutes sont le temps qu'il reste pour détruire l'arme suprême de l'Empire dont la faiblesse a été analysée avec les plans livrés : une bouche d'entrée d'aération qui va jusqu'au centre de l'Étoile Noire. Han s'en va régler ses dettes avec Chewbacca tandis que Luke part se battre contre l'Empire avec R2-D2 et Leia à suivre la bataille depuis la base rebelle avec C-3PO. Sur l'Étoile Noire, les chasseurs rebelles tentent d'éviter les turbolasers mais cela est difficile et Jek Porkins est le premier à se faire descendre. Dark Vador entame personnellement la chasse aux assaillants. Mais, au dernier moment, Han revient pour dégager le passage à Luke, qui parvient à l'aide de la force à détruire la station. Le chasseur de Vador, déséquilibré par une manœuvre maladroite de son ailier, part à la dérive dans l'espace.



Place dans la saga

Il s'agit du premier opus d'un ensemble qui devait originellement être composé de neuf films répartis en trois trilogies ; bien que ce soit le premier film tourné, il constitue le quatrième épisode de cet ensemble, ou plus exactement le premier épisode de la deuxième trilogie11. Ce film est donc cohérent avec la trame générale prévue dès l'origine pour neuf films. En revanche, les scénarios des films suivants furent conçus pour se limiter à deux trilogies, George Lucas ayant entre temps revu son projet à la baisse (voir Troisième trilogie).
D'ailleurs, de nombreux éléments majeurs de scénario sont des modifications ultérieures : en particulier, le fait que Dark Vador était le père de Luke Skywalker est une modification12, ce qui implique pour maintenir la cohérence qu'Obi-Wan avait menti — ou du moins, qu'il racontait l'histoire de manière biaisée.
Le roman publié à l'époque, qui représentait une version plus ancienne de l'histoire, est d'ailleurs contredit par le reste de la saga (l'Empereur y est décrit comme un homme de paille13).

La version française

Le titre original français, La Guerre des étoiles, était à l'époque utilisé comme titre pour toute la saga. Depuis, avec l'extension de l'univers, et surtout les nouveaux films, c'est le titre Star Wars qui s'est imposé. La Guerre des étoiles désigne désormais surtout le premier film, même si selon le nouveau système son titre en français est Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir.
Dans ce premier film, les noms de nombreux personnages ou lieux ont été francisés. Certaines francisations furent abandonnées pour les films suivants et les adaptations dans d'autres médias (Chewbacca ne s'appelle « Chiktabba » que dans ce film).

Rééditions

Le film a été modifié à plusieurs reprises, soit pour la ressortie en salles en 1997, soit pour les sorties en vidéo. Des scènes ont été ajouté et des effets spéciaux retravaillés numériquement.
Dans la première partie du film sur Tatooine, de nombreux petits éléments ont été incrusté notamment à Mos Eisley, où l'on voit de grosses créatures, des vaisseaux ou des gardes impériaux en plus. Une scène coupée montrant Jabba le Hutt et Han Solo dans le hangar a été réintégrée dès 1997. De plus, une séquence a été remontée pour la sortie du coffret blu-ray de la saga : sur TatooineHan Solo se fait alpaguer par Greedo et le tue. Dans la scène d'origine Solo dégainait le premier. Or, George Lucas a remonté la scène de sorte que Greedo dégaine le premier, faisant désormais de l'acte de Solo de la légitime défense14 ; cela a entrainé un rejet de la part des fans, transmis notamment par le slogan "Han shot first".
Sur l'étoile noire, lorsque Han Solo court comme un fou dans un couloir après des gardes impériaux, il tombe devant une salle avec un bataillon immense de gardes. Ils ont été ajoutés numériquement.
Avant l'attaque de l'étoile noir, on peut apercevoir un plan numérique des X-wings et d'autres vaisseaux rebelles se dirigeant vers l'étoile.

Autour du film

  • Le tournage fut véritablement éprouvant pour George Lucas : en effet entre les conflits avec le directeur de la photographie qui ne respectait pas ses consignes, le refus de l'équipe de tournage anglaise de faire des heures supplémentaires, l'inondation du lac asséché tunisien qui devait servir de décor alors qu'il n'y avait pas plu depuis quarante ans, les pressions de la Fox qui ne croyait pas du tout au film... Lucas finit par se faire hospitaliser pour surmenage et fut dégoûté de la réalisation pour un bon moment (ce qui explique qu'il ait confié la caméra à d'autres réalisateurs pour les épisodes V et VI).
  • L'univers décrit dans le film a ensuite été décliné sur de nombreux supports : romans, bandes dessinées, jeux vidéo... Pour ce qui concerne la saga et l'univers, voir l'article Star Wars.
  • Lors du sauvetage de la princesse LeiaHan Solo prétexte à un officier impérial « un transfert de prisonnier du bloc 183 ». Dans la version originale il s'agit en fait du bloc 1138, hommage au tout premier film de George LucasTHX 1138.
  • La version française comporte une erreur de taille ; en effet, lorsque Luke et Obi-Wan sont dans la demeure de ce dernier, Luke dit : « You did the clone wars? », traduit dans la version française par « Vous avez fait la guerre noire ? », ce qui n'a aucun sens par rapport à la suite de la saga.


Fiche technique


Ancien logo français de Star Wars
  • Titre original : Star Wars (1977)
    • Autres titres :
Adventures of the Starkiller: Episode 1 - The Star Wars (titre original du scenario)
Star Wars, Episode IV : A New Hope (ressortie 1981)
Star Wars IV : A New Hope (édition vidéo 1997)
  • Titre français original : La Guerre des étoiles (1977)
    • Autres titres français :
La Guerre des étoiles, épisode IV : Un nouvel espoir (édition spéciale 1997)
Star Wars IV : La Guerre des étoiles - Un nouvel espoir (édition DVD 2004)
Star Wars IV : Un nouvel espoir (édition DVD 2006 et blu-ray 2011)

Distribution

mardi 26 juin 2012

AMERICAN GRAFFITI



Un soir en 1962. Curt Henderson termine le lycée et doit partir à l'université le lendemain. Pendant qu'il se demande s'il veut vraiment quitter la ville, lui et ses amis vont vivre une nuit mouvementée, entre drague, rupture, rite d'initiation et course de vitesse.
JUST CRUISIN'
En 1971, George Lucas n'est que le réalisateur de THX 1138, petit film de science-fiction à des lieues de toute considération commerciale. Complexe et abrupt, ce premier long n'est satisfaisant ni pour les studios Warner, ni pour Francis Ford Coppola, producteur du film. Convaincu du talent de Lucas, celui-ci le défie de réaliser un film populaire, destiné à une large audience. Lucas accepte et plonge dans ses souvenirs. Il est né et a grandi à Modesto, petite ville de Californie. Adolescent au début des années 60, il est passionné de mécanique et bricole sa voiture de sport; la radio déverse du rock'n'roll et les jeunes envahissent les drive-in. Comme tous ses camarades, Lucas drague le soir en voiture (le cruising) dans les rues de la ville et rivalise de vitesse, jusqu'au jour où il manque de mourir dans un très grave accident. Avec American Graffiti, Lucas souhaite réaliser une sorte de film documentaire sur cette période, associant la drague, les courses et le rock, dans un hommage nostalgique. Il soumet l'idée à Gloria Katz et Willard Huyck (futurs scénaristes d'Indiana Jones et le temple maudit), qui rédigent un traitement de quinze pages. Armé du document, Lucas démarche les studios pour financer l'écriture du scénario. Il n'essuie que des échecs (il en sera de même pour Star Wars), jusqu'au jour où United Artists accepte de payer 10.000 dollars. Mais American Graffiti n'est pas près d'aboutir. Gloria Katz et Willard Huyck se consacrent à la réalisation de Dead People, et le scénario que Lucas confie alors à un troisième auteur est rejeté par United Artists. Finalement, il rédige un ultime jet qu'Universal accepte de produire si un nom est attaché au projet. Auréolé du succès du Parrain, Coppola est l'homme de la situation. Après une rapide réécriture de Gloria Katz et Willard Huyck, le film entre en production pour la modique somme de 750.000 dollars. Nous sommes alors en 1972, en plein Vietnam, et l'âge d'or du rock est le sujet parfait pour un film populaire.
Même s'il répond à un pari de Coppola, Lucas n'oublie pas sa démarche initiale: réaliser un véritable documentaire sur une période disparue.American Graffiti n'est pas seulement l'ancêtre du teen movie, humour potache et sexualité gentille, mais s'approprie aussi sans que l'on s'en aperçoive certaines techniques du cinéma vérité. Certes, le tout est adapté à la fiction: le son n'est pas direct, la caméra est souvent statique, et quatre histoires sont menées de front. Pourtant, dès le départ, Lucas envisage des prises de vue en lumière naturelle. Les résultats ne sont pas fameux, et il abandonne. Cependant, par des moyens détournés, il va reproduire cette politique de captation de l'instant. Ainsi il utilisera beaucoup les éclairages publics, recréant parfois les cercles lumineux des lampadaires, et demandera aux commerçants de la ville de laisser leurs vitrines allumées les nuits de tournage. En ce qui concerne le jeu, il donnera peu d'indications à ses acteurs (ce qu'il fait encore aujourd'hui), les laissant libres de modifier les dialogues et d'improviser. Associant cette liberté à la prise de vue unique, il imprimera la plupart des plans où l'imprévu a surgi. Pour exemple, le premier gag du film, qui voit Terry 'The Toad' Fields planter sa Vespa dans une poubelle résulte d'une erreur de conduite de l'acteur, incapable de contrôler son véhicule. Parce qu'elle convenait tout à fait au personnage, Lucas a conservé cette maladresse. Outre cet effort de réalité, Lucas retrouve Walter Murch pour élaborer en post-production l'univers sonore. En enregistrant les nombreuses chansons dans différentes conditions (ruelles ou intérieurs), Murch élabore une spatialisation cohérente dans le film, accentuant l'aspect documentaire. Ne nous y trompons pas! Sous ses allures d'énorme juke-box scintillant, American Graffiti relève bel et bien d'une volonté documentariste. Et cette recréation plausible d'un paradis perdu est pour beaucoup dans la réussite du film.
American Graffiti développe, sous une forme plus abordable, les thèmes que Lucas a semés dans THX 1138. Encore une fois, tout ce qui sera dansStar Wars et se trouvait déjà dans son premier long métrage est réaffirmé ici: d'un côté le poids de la technique (mixage sonore et musical, montage parallèle) et de l'autre les thématiques (la passion des véhicules, l'obsession de la vitesse, le départ du héro). L'association de ces deux aspects, qui ne sont rien de moins que Lucas lui-même, créent le culte. Le spectateur y trouve plus que ce que les autres films lui proposent, et tout ce qu'il pouvait en attendre. A l'instar de Star Wars etTHX, même s'il est le produit d'une certaine époque, American Graffitioffre l'atemporalité en charmant par la mythologie. Ce faisant, il n'a de cesse de s'adresser au spectateur. Curt Henderson (Richard Dreyfuss) est un deuxième THX, un Luke Skywalker en devenir, un être humain générique. Comme Lucas, le spectateur l'a été ou le sera un jour: il devra choisir, partir ou rester. De plus, en choisissant des classiques rock comme musique de film, American Graffiti parle directement à l'inconscient collectif, et crée accessoirement un concept marketing qu'il n'est plus possible d'ignorer: la bande originale. C'est là tout le génie de Lucas: avoir su innover sur des thèmes universaux en créant le conte technologique, réconciliant le spectateur avec la technique. En rapportant plus de 80 fois sa mise (cette rentabilité ne fut dépassée qu'en 1999 parLe projet Blair Witch), American Graffiti cimentait, avec d'autres, ce qu'allait devenir le cinéma hollywoodien. Il signe aussi la politique de l'auteur Lucas, qui construira sa fortune et sa stature sur cette alliance imparable de la technique et du collectif. Sur les cendres d'un âge d'or,American Graffiti en inaugurait un autre, pour le pire et pour le meilleur.

RESUME

Une bande de jeunes copains adolescents lycéens de l'Amérique des années 60, à la veille de quitter la petite ville californienne de leur jeunesse pour aller poursuivre leur études à l'université, passent la nuit à parader et à se croiser dans leurs grosses voitures américaines des années 60 (Cadiallac, General Motors, Chevrolet, Buick, Pontiac, etc.) le long de Main Street avec leurs petites amies et leurs premiers flirts et les autos radios qui diffusent du Rock'n Rollmythique des années 60 : The Platters, Chuck Berry, Fats Domino, Buddy Holly,Bill Haley, The Beach Boys etc.
Ils passent voir Wolfman Jack, un animateur à la station de radio locale pirate qui passe pour leur idole. Au petit matin, le mot d'ordre est passé d'assister à une course de bolides entre deux garçons qui n'ont pas froid aux yeux, à la sortie de la ville. C'est déjà le lendemain, il faut prendre l'avion pour l'université, beaucoup ne se reverront plus et des couples se séparent ...




AUTOUR DU FILM

George Lucas offre son premier succès d'acteur à un jeune menuisier de plateau qu’il trouve télégénique, un certain Harrison Ford.
Le film remporte un vif succès outre-Atlantique et sert de base à la série TV à succès Happy Days, avec le mème Ron Howard.
Il fallut retrouver toute une collection de voitures américaines des années 60 pour recréer l'ambiance adéquate. Afin de surveiller leur voiture, certains propriétaires anxieux restaient assister au tournage qui avait lieu de nuit.
La bande son utilise comme fil rouge la radio qui diffuse des tubes américains de l'époque et les commentaires de l'animateur, Wolfman Jack, qui joue dans le film son propre rôle, ce qui était une surprise du producteur Francis Ford Coppola à son ami George Lucas.
Le film eut droit à une suite, American Graffiti, la suite (More American Graffiti), réalisée par Bill L. Norton en 1979.

FICHE TECHNIQUE

  • Titre : American Graffiti
  • Réalisation : George Lucas 
  • Scénario : George Lucas, Gloria Katz et Willard Huyck 
  • Production : Francis Ford Coppola et Gary Kurtz 
  • Sociétés de production : Lucasfilm Ltd. et Universal Pictures
  • Budget : 777 000 dollars
  • Musique : The Platters, Chuck Berry, Fats Domino, Buddy Holly, Bill Haley,The Beach Boys, ect
  • Photographie : Jan D'Alquen et Ron Eveslage 
  • Montage : Verna Fields et Marcia Lucas 
  • Direction artistique : Dennis Clark 
  • Costumes : Aggie Guerard Rodgers 
  • Pays d'origine : États-Unis 
  • Format : Couleurs - 2,35:1 - Dolby - 35 mm 
  • Genre : Comédie dramatique
  • Durée : 112 minutes
  • Dates de sortie : 1er août 1973 (première), 11 août 1973 (États-Unis),1er mars 1974 (France)

DISTRIBUTION

  • Richard Dreyfuss : Curt Henderson
  • Ron Howard : Steve Bolander
  • Paul Le Mat : John Milner
  • Charles Martin Smith : Terry le crapaud
  • Cindy Williams : Laurie Henderson
  • Candy Clark : Debbie Dunham
  • Mackenzie Phillips : Carol
  • Wolfman Jack : l'animateur radio
  • Bo Hopkins : Joe Young
  • Manuel Padilla Jr. : Carlos
  • Beau Gentry : Ants
  • Harrison Ford : Bob Falfa
  • Jim Bohan : Officier Holstein
  • Jana Bellan : Budda
  • Deby Celiz : Wendy

RECOMPENSES

-Léopard de bronze lors du Festival international du film de Locarno 1973.
-Nomination aux Oscars du meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario, meilleur montage et meilleur second rôle féminin (Candy Clark) en 1974.
-Golden Globe Award du meilleur film de comédie et meilleur jeune espoir masculin (Paul Le Mat), ainsi que nominations aux Golden Globes du meilleur réalisateur et meilleur acteur dans une comédie (Richard Dreyfuss) en 1974.

THX 1138




Au XXVe siècle, dans une cité souterraine qui ressemble à une termitière humaine où chacun s'identifie par un code de 3 lettres et 4 chiffres, THX 1138 est un technicien tout à fait ordinaire travaillant sur une chaîne d'assemblage de policiers-robots.
Un jour, il commet pourtant un acte irréparable : lui et sa compagne LUH 3147 font l'amour dans une société qui l'interdit formellement. Pour THX 1138, c'est désormais la prison qui l'attend...


THX, un matricule devenu mondialement connu depuis la création, en 1983, du fameux label de qualité du même nom, qui orne salles de cinéma et jaquettes de DVD. S’il est moins célèbre, le numéro 1138 a également fait du chemin depuis 1971. Celui-ci a donné son nom à une plaque d'immatriculation dans American Grafitti ou encore à un quartier de prisonniers sur la redoutée Etoile de la mort de la trilogie Star Wars.  A l’époque, le futur, le 21e siècle semblait encore loin, maintenant que nous le vivons, peu de choses semblent avoir changé, mais l’épouvantail que représentait THX semble toujours d’actualité, la "sociologie-fiction" fonctionne plus que jamais.

A cette époque, tout comme le héros THX 1138, le cinéma traversait une grave crise identitaire. Le système des studios laissait progressivement, mais sûrement, la place à des compagnies dont le capital était entre les mains de puissants holdings financiers. La création et la rébellion n’avaient plus leur place au sein du système hollywoodien traditionnel. C’est dans ce contexte que Francis Ford Coppola décida de fonder American Zoetrope, une société de production qui allait permettre aux réalisateurs qui avaient rejoint ses rangs, de mener artistiquement leurs projets à bien face aux studios. Quel premier film, mieux que THX 1138 EB, travail d’étude du jeune George Lucas, pouvait symboliser la philosophie de Zoetrope ? Coppola, qui était prêt à tout pour lancer THX, parvint à convaincre Lucas de s’atteler à l’écriture d’un scénario. Lucas, peu à l’aise dans ce type d’exercice appela Walter Murch à la rescousse. Entre-temps, Coppola avait négocié un financement du film par la Warner, à la condition qu’il soit le lien unique entre Lucas et le studio. Lucas entreprit de tourner son film avec peu de moyens, mais en totale liberté. Du moins le pensait-il…

Le produit final fut montré aux responsables du studio en 1970 qui détestèrent le film. Celui-ci ne correspondait pas à l’idée commerciale qu’ils s’en étaient faite. Bien qu’elle se défendait d’user du ciseau pour imposer ses vues à ses auteurs, la Warner exigea de Lucas de rendre les bobines et elle coupa quatre minutes du film qui sortit sur les écrans au printemps 1971 dans une version revisitée. Si THX 1138 marqua la fin de la relation entre Warner et la Zoetrope, il sonna également le glas des illusions de Lucas. Jamais il ne pardonna au studio d’avoir charcuté son "bébé". L’expérience THX modifia également les relations entre Coppola et Lucas, qui reprocha à Coppola de l’avoir abandonné face aux exigences de la Warner .


Si le concept de THX était novateur en 1970, il ne faisait pourtant que refléter les préoccupations des maîtres du roman de science-fiction. Lucas ne tente pas de décrire un futur possible, il se borne à critiquer le présent.Il développe des obsessions thématiques récurrentes : un héros qui se bat contre le système, un personnage qui préfère quitter un univers familier pour s’aventurer dans l’inconnu. Tout comme le personnage central d’un American Graffiti ou d’un Star Wars, THX se bat contre la société. Afin de se libérer de ses entraves et d’une fin inéluctable, THX n’a d’autre possibilité que de s’échapper. Sa partenaire LUH (Maggie McOmie) supprimée, plus rien ne le retient sous terre. C’est en compagnie d’une illusion - l’hologramme SRT (Don Pedro Colley) qui souhaite également connaître la vie - et de SEN, un déviant (Donald Pleasence), que THX va entreprendre son périple. Cette libération ne sera réussie que dans la contemplation du soleil. Lucas nous livre d’ailleurs un plan final sans ambiguïté sur ses références. THX qui s’est extirpé de sa cité-prison, fait face à une lumière aveuglante mais bénéfique.




Parmi les influences cinématographiques de Lucas, 2001, l’Odyssée de l’espacede Stanley Kubrick vient naturellement à l’esprit. Lucas n’a jamais caché son admiration pour 2001, qu’il qualifie d’aboutissement du cinéma de science-fiction. Les restrictions budgétaires seules ne peuvent justifier l’aspect dépouillé de ses plans. THX s’inspire de 2001, ses espaces vides et blanchâtres, ses longs couloirs, jusqu’à cet ultime plan du film où THX admire le soleil, une sorte d’hommage au final de Kubrick. Lucas a appris de Kubrick la puissance des espaces vides . Outre à2001, Lucas a également énormément emprunté au Metropolis de Fritz Lang. Les routes et autoroutes suspendues de la cité souterraine de THX évoquent bien évidemment celles déjà imaginées par Lang en 1927. Minimalisme, expérience visuelle et auditive, seuls nos sens nous guident dans cet univers cauchemardesque.

Malgré ses influences prestigieuses, le film ne remporta pas le succès escompté auprès du public, il acquit cependant assez rapidement ses lettres de noblesse auprès de la critique. Lucas dut dès lors dresser un bilan amer : "Je me suis rendu compte que je devais faire des films de divertissement ou me résoudre à n’être distribué que par les cinémathèques". THX 1138 est peut ètre le film le plus mature, le plus abouti, le plus maîtrisé de Lucas. Avec American Graffiti en 1973, le réalisateur se tourne vers un cinéma moins expérimental, plus commercial. A force de lutter pour son indépendance, Lucas allait devenir, malgré lui, un certain reflet du système qu’il avait toujours combattu ; un empire qui se décline en figurines et autres produits de consommation afin de pouvoir préserver une certaine indépendance vis à vis des studios...
Fiche technique
  • Titre : THX 1138
  • Réalisation : George Lucas
  • Scénario : George Lucas et Walter Murch
  • Musique : Lalo Schifrin
  • Production : Francis Ford Coppola pour American Zoetrope
  • Date de sortie : 11 mars 1971 (jamais sorti en France)
  • Pays d'origine : États-Unis
  • Format : Couleur - 2,35:1 (Techniscope) - Stéréo - 35 mm
  • Genre : science-fiction, drame
  • Durée : 88 minutes (1h28)